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PS :
Notre association a perdu son vice président, Frederic Deschamp alias FMR le 15 Août 2019.
Tu nous manques à tous Fred.

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Archicad n'est pas assez rentré dans l'histoire

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Christophe Fortineau
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Archicad n'est pas assez rentré dans l'histoire

Message par Christophe Fortineau »

Selon Le pavillon de l'Arsenal, Archicad n'existe tout simplement pas dans l'histoire de la conception Architectural mais n'ayez crainte Revit est là pour pallier ce manque cruelle :clap:

Image
http://stanislaschaillou.com/arsenal/vtour/

nono.lerat
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Re: Archicad n'est pas assez rentré dans l'histoire

Message par nono.lerat »

Salut salut,
Tu lis ça ou ?
Archicad version 22 depuis la 5.00
Mac OS MOJAVE 10.14.4
Imac 3,7Ghz Intel Core i5 - 16Go - Radeon Pro 580X 8Go

http://www.archipole.fr/

mon book en quelque sorte :
http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/les ... ipe_310683

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Christophe Fortineau
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Re: Archicad n'est pas assez rentré dans l'histoire

Message par Christophe Fortineau »

Extrait...
On y trouve le mérite d'Autodesk dans la création du BIM mais rien de sur l'IAI ni ses membres : Bentley, IEZ, Nemetschek &... Autodesk en effet !

Code : Tout sélectionner

Le CAD

L’importante montée en puissance des moyens informatiques (microprocesseurs, mémoires, PC, réseaux, etc.) autorise la réalisation de systèmes modulaires d’une complexité inédite. Au tournant des années 1980, on assiste alors à une véritable réhabilitation de la systématisation de la conception architecturale, fondée sur des règles strictes.
En réalité, dès le milieu des années 1950, une réflexion de fond sur le potentiel de la conception informatique s’est engagée au sein de certains bureaux d’ingénierie. En 1959, le professeur Patrick Hanratty déploie Pronto, le premier logiciel de DAO (dessin assisté par ordinateur), créé pour la conception de pièces d’ingénierie. Les possibilités qu’offre ce logiciel, associées à l’évolution rapide de la puissance de calcul, intéressent alors la communauté des architectes. Peu après, Christopher Alexander, architecte lui-même et professeur à la California University, à Berkeley, établit l’un des principes clés de la conception informatique : l’« Object-Oriented Programming ». Dans ses Notes on the Synthesis of Form (1964), puis dans A Pattern Language (1977), Alexander explique pourquoi et comment les ordinateurs devraient être utilisés dans le cadre de la conception de formes architecturales. Sa vision avant-gardiste du potentiel des logiciels pour l’architecture s’inscrit en porte- à-faux des travaux de ses contemporains, focalisés principalement sur l’évolution des méthodes de construction.
Les principes qu’il définit dans ses publications constituent, aujourd’hui encore, les fondements essentiels de la programmation informatique : des concepts tels que les «récurrences», l’« Object-Oriented Programming », ainsi que leur application au design ont représenté un progrès radical. Dans les pas d’Alexander, une génération entière d’informaticiens et d’architectes crée un nouveau champ de recherche : la conception architecturale assistée par ordinateur (CAD). L’Architecture Machine Group (AMG) du Massachusetts Institute of Technology (créé en 1967), dirigé par le professeur Nicholas Negroponte, en est peut-être l’exemple le plus singulier. L’ouvrage de Negroponte The Architecture Machine (1970) résume l’essence de la mission de l’AMG : étudier la façon dont l’ordinateur pourrait améliorer la conception architecturale. La publication des projets Urban II et, plus tard, Urban V, avant même que l’industrie n’engage quelque effort que ce soit dans ce domaine, démontre le potentiel de la CAO appliquée à l’architecture. Quelques années plus tard, Cedric Price, alors titulaire de la chaire d’architecture de l’université de Cambridge, invente le Generator (1976). À la suite de Negroponte, Price utilise le travail d’AMG sur l’IA et l’étend en explorant l’idée d’un bâtiment autonome, en constante évolution, qui réagirait « intelligemment » pour s’adapter aux comportements des usagers. Selon Price, le terme « intelligence » incarne le comportement que le Generator parvient à émuler.
Forts de ce nouvel élan porté par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), architectes et industriels transforment ces inventions en de nombreuses innovations. Certainement l’architecte le plus marquant en la matière, Frank Gehry voit dans l’application de la machine à la conception architecturale un moyen d’assouplir les limites des systèmes d’assemblage et d’offrir à ses bâtiments des formes inédites. Gehry Technologies, qu’il a fondée avec Jim Glymph dans les années 1980, utilise les premiers logiciels de CAO-FAO (FAO : fabrication assistée par ordinateur), tel Catia, de Dassault Systems pour résoudre des problèmes géométriques complexes. Établissant un précédent qui influencera les trente années suivantes, Gehry Technologies démontre la valeur de la CAO aux architectes. Pendant quinze ans, la croissance irrésistible des capacités de stockage de données et de calcul, associée à des capacités machine de moins en moins onéreuses, facilite l’adoption de logiciels de conception 3D. Les concepteurs s’emparent rapidement de ce nouveau système qui permet un contrôle rigoureux de la géométrie, augmentant ainsi la fiabilité, la faisabilité et limitant le coût de la conception; qui facilite la collaboration entre concepteurs et architectes; et qui, enfin, accroît les possibilités de reproduction par rapport à l’esquisse manuelle traditionnelle. Davantage de tests et d’options pour de meilleurs designs in fine, là est l’objectif. Cependant, des limites apparaissent. En particulier, la répétitivité de certaines tâches et le manque de contrôle sur des formes géométriques complexes deviennent des obstacles. À ce constat répond l’avènement d’un nouveau paradigme, au-delà de la CAO : le paramétrisme.
Tout en évitant les tâches répétitives, le paramétrisme permet à l’architecte de mieux maîtriser des formes complexes. Grâce à ce dispositif de conception, chaque tâche est rationalisée en un ensemble de règles simples, constituant une procédure. Cette procédure peut être encodée dans le programme par l’architecte de sorte à automatiser une exécution, auparavant manuelle et fastidieuse. Mais, tout en lui permettant d’encoder une procédure donnée, le système l’autorise à isoler d’emblée les paramètres clés ayant une incidence sur le résultat. L’architecte est alors en mesure de faire varier ses propres paramètres afin de produire différents scénarios : formes ou options générées instantanément par la simple modification des paramètres préalablement définis.
Au début des années 1960, l’architecte Luigi Moretti est à l’origine de l’émergence de l’architecture paramétrique. Son projet Stadium N présente la première expression claire du paramétrisme. En définissant dix- neuf paramètres – parmi lesquels le champ de vision des spectateurs et l’exposition au soleil des tribunes –, Moretti établit une procédure stricte, directement responsable de la forme du bâtiment. Chaque variation du jeu de paramètres induit une forme nouvelle pour le stade. La forme obtenue, pour surprenante qu’elle soit, offre le premier exemple de l’esthétique paramétrique : bien qu’issu d’un procédé quasi scientifique, le résultat n’est pas sans rappeler une certaine organicité.
Trois ans plus tard, Ivan Sutherland applique le même principe aux logiciels de conception en créant Sketchpad, l’un des premiers logiciels de CAO véritablement abordable. Au cœur du logiciel, la notion de «contrainte atomique» est la traduction par Sutherland de l’idée de «paramètre» de Moretti. Dans un dessin réalisé avec Sketchpad, chaque figure géométrique est traduite pour la machine en un ensemble de contraintes atomiques, autrement dit de paramètres. C’est la première formulation de la conception paramétrique en termes informatiques. Samuel Geisberg, fondateur de Parametric Technology Corporation (PTC), lance en 1988 Pro/ Engineer,le premier logiciel offrant à ses utilisateurs un accès complet aux paramètres géométriques. Lors de la sortie du logiciel, Geisberg résume parfaitement l’idéal paramétrique : «L’objectif est de créer un système suffisamment flexible pour encourager l’ingénieur à envisager facilement une diversité de conceptions. Et le coût des modifications de conception doit être aussi proche de zéro que possible. »
Une fois établi le lien entre conception architecturale et paramètres informatiques, grâce à Sutherland et Geisberg, une génération d’architectes « paramétriques » émerge. En réalité, une poignée d’individus adoptent le paramétrisme pour traduire cette invention en innovations pratiques dans l’industrie. Zaha Hadid est à la pointe de cette démarche. Architecte et mathématicienne irakienne formée au Royaume-Uni, elle conjugue ces deux domaines par le biais de la conception paramétrique. Ses travaux résultent généralement de règles, encodées directement dans le programme, permettant un niveau de contrôle sans précédent sur la géométrie des bâtiments. Chaque décision architecturale se traduit par un réglage donné des paramètres, qui donne en retour une forme spécifique au bâtiment. Pour l’architecte et ingénieur Patrick Schumacher, directeur de l’agence Zaha Hadid Architects, la discipline « converge » dès lors vers le paramétrisme comme technique de conception, mais aussi comme style architectural. Dans son livre Parametricism – A New Global Style for Architecture and Urban Design (2008), il explique que le paramétrisme est lié à une prise de conscience croissante de la notion de paramètre, à chaque étape de la conception du bâti.
Ce travail n’aurait pas été possible sans Grasshopper, le logiciel développé par David Rutten dans les années 2000. Interface de programmation visuelle, Grasshopper permet aux architectes d’isoler facilement les paramètres de conception, tout en leur permettant de les ajuster de manière itérative. Sa simplicité d’usage, associée à l’intelligence des fonctions intégrées, continue à servir pour concevoir la plupart des bâtiments à travers le monde et inspire toute une génération de concepteurs dits « paramétriques ».
Toutefois, une révolution de plus grande ampleur encore, amorcée au début des années 2000, a mis le paramétrisme au centre de la pratique quotidienne de la majorité des architectes : le BIM (Building Information Modeling) en est l’expression la plus marquante. La naissance et le perfectionnement du BIM, sous l’impulsion de Philip Bernstein, alors vice-président d’Autodesk, conduisent la rationalité et la faisabilité à un niveau inédit dans le secteur de la construction. L’idée sous-jacente du BIM est que chaque élément du modèle 3D d’un bâtiment est fonction de paramètres (« propriétés ») qui contrôlent la forme d’un objet et le documentent. Du Sketchpad de Sutherland à Revit – l’un des principaux logiciels BIM actuels –, il n’y a qu’un fil conducteur : l’utilisation explicite de paramètres comme moteurs de la conception.

LE PARAMETRISME

Tout en évitant les tâches répétitives, le paramétrisme permet à l’architecte de mieux maîtriser des formes complexes. Grâce à ce dispositif de conception, chaque tâche est rationalisée en un ensemble de règles simples, constituant une procédure. Cette procédure peut être encodée dans le programme par l’architecte de sorte à automatiser une exécution, auparavant manuelle et fastidieuse. Mais, tout en lui permettant d’encoder une procédure donnée, le système l’autorise à isoler d’emblée les paramètres clés ayant une incidence sur le résultat. L’architecte est alors en mesure de faire varier ses propres paramètres afin de produire différents scénarios : formes ou options générées instantanément par la simple modification des paramètres préalablement définis.
Au début des années 1960, l’architecte Luigi Moretti est à l’origine de l’émergence de l’architecture paramétrique. Son projet Stadium N présente la première expression claire du paramétrisme. En définissant dix- neuf paramètres – parmi lesquels le champ de vision des spectateurs et l’exposition au soleil des tribunes –, Moretti établit une procédure stricte, directement responsable de la forme du bâtiment. Chaque variation du jeu de paramètres induit une forme nouvelle pour le stade. La forme obtenue, pour surprenante qu’elle soit, offre le premier exemple de l’esthétique paramétrique : bien qu’issu d’un procédé quasi scientifique, le résultat n’est pas sans rappeler une certaine organicité.
Trois ans plus tard, Ivan Sutherland applique le même principe aux logiciels de conception en créant Sketchpad, l’un des premiers logiciels de CAO véritablement abordable. Au cœur du logiciel, la notion de «contrainte atomique» est la traduction par Sutherland de l’idée de «paramètre» de Moretti. Dans un dessin réalisé avec Sketchpad, chaque figure géométrique est traduite pour la machine en un ensemble de contraintes atomiques, autrement dit de paramètres. C’est la première formulation de la conception paramétrique en termes informatiques. Samuel Geisberg, fondateur de Parametric Technology Corporation (PTC), lance en 1988 Pro/ Engineer, le premier logiciel offrant à ses utilisateurs un accès complet aux paramètres géométriques. Lors de la sortie du logiciel, Geisberg résume parfaitement l’idéal paramétrique : «L’objectif est de créer un système suffisamment flexible pour encourager l’ingénieur à envisager facilement une diversité de conceptions. Et le coût des modifications de conception doit être aussi proche de zéro que possible. »
Une fois établi le lien entre conception architecturale et paramètres informatiques, grâce à Sutherland et Geisberg, une génération d’architectes « paramétriques » émerge. En réalité, une poignée d’individus adoptent le paramétrisme pour traduire cette invention en innovations pratiques dans l’industrie. Zaha Hadid est à la pointe de cette démarche. Architecte et mathématicienne irakienne formée au Royaume-Uni, elle conjugue ces deux domaines par le biais de la conception paramétrique. Ses travaux résultent généralement de règles, encodées directement dans le programme, permettant un niveau de contrôle sans précédent sur la géométrie des bâtiments. Chaque décision architecturale se traduit par un réglage donné des paramètres, qui donne en retour une forme spécifique au bâtiment. Pour l’architecte et ingénieur Patrick Schumacher, directeur de l’agence Zaha Hadid Architects, la discipline « converge » dès lors vers le paramétrisme comme technique de conception, mais aussi comme style architectural. Dans son livre Parametricism – A New Global Style for Architecture and Urban Design (2008), il explique que le paramétrisme est lié à une prise de conscience croissante de la notion de paramètre, à chaque étape de la conception du bâti.
Ce travail n’aurait pas été possible sans Grasshopper, le logiciel développé par David Rutten dans les années 2000. Interface de programmation visuelle, Grasshopper permet aux architectes d’isoler facilement les paramètres de conception, tout en leur permettant de les ajuster de manière itérative. Sa simplicité d’usage, associée à l’intelligence des fonctions intégrées, continue à servir pour concevoir la plupart des bâtiments à travers le monde et inspire toute une génération de concepteurs dits « paramétriques ».
Toutefois, une révolution de plus grande ampleur encore, amorcée au début des années 2000, a mis le paramétrisme au centre de la pratique quotidienne de la majorité des architectes : le BIM (Building Information Modeling) en est l’expression la plus marquante. La naissance et le perfectionnement du BIM, sous l’impulsion de Philip Bernstein, alors vice-président d’Autodesk, conduisent la rationalité et la faisabilité à un niveau inédit dans le secteur de la construction. L’idée sous-jacente du BIM est que chaque élément du modèle 3D d’un bâtiment est fonction de paramètres (« propriétés ») qui contrôlent la forme d’un objet et le documentent. Du Sketchpad de Sutherland à Revit – l’un des principaux logiciels BIM actuels –, il n’y a qu’un fil conducteur : l’utilisation explicite de paramètres comme moteurs de la conception.


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